Sortie de la meute du 08 février avec T'Charly.
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Sortie de la meute du 08 février avec T'Charly.
Triple ration de virolos surgelés à la sauce Varoise, jusqu’au col de Canadel.
La genèse de cette sortie est originale. D’habitude aucun loup ne se bouscule dans les paddocks pour s’arsouiller dans des conditions polaires. Bein pas ce coup-ci ! Y a un gars givré dans la bande qui n’avait pas tiré son coup de poignée de gaz et qui voulait en découdre. Le gars tournait en rond dans sa cage, comme un loup au zoo… Normal pour un membre de la Meute.
Voilà donc la raison de cette sortie glaciale du 8 février 2009.
Une question se pose malgré tout. Ce n’est pas le tout d’essorer la poignée, de faire des centaines de bornes sans destination précise, de viroler à tout va, de sortir de la carte avant d’atteindre des lieux improbables, sans savoir pourquoi. Oui au fait pourquoi ?
Les loups s’organisent en meute pour aller chasser, idem pour les loups ou les chiens.
Dans le cas des motards, on ne peut pas dire qu’ils partent en chasse, ni à la chasse à la gallinette cendrée, ni à celle à la morue ou au thon d’ailleurs.
En fait c’est l’instinct qui pousse le motard à enfourcher sa machine et mettre la poignée dans l’angle. L’instinct du bitume. Il faut que le motard parcoure son territoire. Cela explique notamment pourquoi les motards compissent ici un lampadaire, là un tronc d’arbre. Lors de nos sorties en fait nous marquons notre territoire, nous en conquérons de nouveaux.
Dans la nature il y a les mâles à dos argentés. Dans une meute, il y a ceux qui veulent avoir la plus grosse, la plus puissante, ceux qui veulent avoir la plus rouge, la plus originale, celle à la couleur la plus atroce[1]. Il y a les sportifs, les rouleurs, les powerfullistes, les racleurs de falaises, les kékés qui ne sortent qu’aux beaux jours. Il y a ceux qui font des wheelings, ceux qui pétaradent, ceux qui tournent sur circuit, ceux qui mettent des cagoules, ceux qui astiquent des antiquités, ceux qui font couiner leurs moulins à 15.000, ceux qui font frotter leurs slides, ceux qui roulent au-dessus de leurs pompes, ceux qui trimbalent des lests. Tous autant qu’ils sont, ces motards répondent à un instinct millénaire, celui de la route. Rouler pour rouler et puis basta. Mais pas n’importe comment. Rouler en bande, en meute quoi.
Le quart d’heure philosophique étant passé, nous pouvons rentrer dans le gras du sujet.
Rencard était donné au rond-point de Cadenet à 9h30 précise en ce premier dimanche de février. Vous apprécierez la clairvoyance de l’organisation qui a trouvé un créneau de ciel bleu pour proposer un viron à l’abri de la tempête circonscrite dans la vallée du Rhône.
Prêt à en découdre, il y a là le grand Vador dont c’est ici le come back. Un retour new look. Adieu la barbe et la coupe à la Chabal qui firent son succès. Le poil est désormais optimisé comme dans les studios hollywoodiens. Côté machine, David a aviatisé son système de freinage en changeant ses durits. Ca promet !!!
God of Thunder et Vinnie nous font le plaisir de revenir en deuxième semaine, à croire que leur trois cylindres angliche redemande du virolo. M’est avis qu’ils n’ont pas pris la mesure de ce qui les attend. La Meute n’a bouffé qu’une paire de fois au restau en 55 sorties… La sortie de Gémenos faisait donc exception dans le palmarès du groupe.
Günther Von Babaou a astiqué son … truc[2]. Il est à noter que tout le système de freinage a été changé. Etriers, disques, commandes, vase d’expansion, gros colon, bulbe rachidien, couille gauche d’origine italienne, prothèse de sein en silicone, canon de 120, boîte de choucroute, dérailleur Shimano…etc. Une intervention qui a dû coûter l’équivalent de deux Ducati en solde.
Dans ses fontes GVB, nous a rameuté un petit nouveau : Serge. Serge roule lui aussi en R1200S, noire quant à lui. C’est contagieux. Ce n’est pas là le moindre de ses défauts. Je ne vais pas charger la mule, puisque Serge est à moitié italien par l’intermédiaire de la belle-sœur du cousin de son précédent concessionnaire. En un mot comme en cent Serge a été ducatiste. A l’heure actuelle il se cherche. Et dans les moments de détresse profonde[3] on peut comprendre, sans l’excuser, qu’il ait basculer du côté obscur de la force. Gageons qu’il prendra conscience de sa traîtrise et qu’il reviendra rapidement dans le giron des motos moisies. Bon il va falloir y aller du surnom, comme pour tous les petits nouveaux. La rédaction vous propose Wheely. On aurait pu l’appeler Blackie, parce qu’il est tout en cuir noir, assorti à la moto. Mais ça aurait fait Caliméro. On aurait pu l’appeler Black Wheels. Puisqu’il fait des roues arrières sur une saucisse noire. Disons que Wheely ça fait un diminutif plus pratique.
Ducat’ Moisie radine sur son ex épave italienne.
Günther Von : « Tu l’as garé à l’envers pour que l’on voit le seul côté d’origine ? »
Tout à coup, notre petit groupe entend un couinement à l’ouest.
Triple X : « Vous n’entendez pas comme un bruit ? »
Günther : « Ca gueule mais ça n’avance pas. »
Wheely : « On l’entend depuis bien dix minutes maintenant. »
Vador : « C’est Cagoule man. Il a changé sa cagoule, mais sa meule n’avance toujours pas. »
Cagoule Man : « Salut les gars. Findus est reparti, il avait oublié ses lunettes. Puis il a oublié son sac… »
Günther : « …et il n’a pas aussi mis son slip à l’envers ? »
Triple X est là lui aussi, sur son suppositoire Suzuki. Adieu Triple Fleur de Coin, son ancien surnom. Notre louveteau est désormais un vieux motard, puisque nous ne l’avons pas perdu lors des précédents virons… Triple X ça fait agent secret russe sadique. Mais bon les surnoms ça évolue tout le temps.
Mais ce n’est pas le tout de raconter des conneries. Findus vient à peine d’arriver à grand renfort de cavalerie… sur ses 200 chevaux.
9h57, Günther prend les devants. Direction Mimet pour rejoindre Tom & Jerry à domicile. Le couple d’allumés a invité la Meute pour un petit déj’ at home.
Günther : « Au fait Vador pourquoi tu roules toujours en deuxième position ? »
Vador : « Bein parce que je ne sais jamais où l’on va… »
Après Rognes, Triple X nous tente un nouveau type de dépassement. Nous connaissions le dépassement à l’arrache, le débordement au scalpel, le passage cata, le frôlement moldave, le grattage irritant, le dépassement limite, le franchissement à la frontière du réel, le doublage[4] aux confins de l’extrême, l’arrachage de rétro, le frottage de muret, le rasage gratis, Triple X vient de nous inventer le dépassement en sandwiche. Alors vous allez me dire : Ce n’est pas parce que les Suzuki ont des gueules de culs qu’il faut forcément les transformer en suppositoires à la glycérine. C’est pas faux !!!
Mais je vois déjà enfler la polémique. J’imagine les banderoles dénonçant la partialité de la rédaction envers la marque Moisie et les conflits d’intérêts qui en découlent avec nos petits amis du pays du soleil levant.
Pour tuer la vindicte populaire dans l’œuf, je vous accorde que la 1098 a également une gueule de cul. Ca vous va ?
Mais alors la Suz ressemble au cul de Maïté, à la fin de l’hiver après son régime à base de saindoux-Nutella-huile de foie de morue-noix de cajou, et la Ducat’ a le cul de Laura Frison[5].
Pour en revenir à la nouvelle technique de Triple X, ça passait, mais heureusement qu’il avait astiqué sa brèle à la vaseline…
Eguilles, Calas, Plan de campagne, Simiane Collongue, la route est bien dégagée pour souder.
[1] NDLR : Toute référence à une moto allemande grimée comme une gagneuse de pain de fesse serait fortuite…
[2] NDLR : Comme voulez-vous appeler un machin pareil ?
[3] Dépression profonde : La rédaction fait ici référence au syndrome du bi cylindre italien. Dans la quête du Saint Graal, un Ducatiste fragilisé psychologiquement, peut se laisser abuser (et pas allaiter) par une allemande à la poitrine généreuse. Les symptômes disparaissent lors du transfert inverse : BMW Ducati.
[4] Doublage : Mot inventé pour l’occasion… au point où l’on en est.
[5] NDLR : Laura Frison a été élue miss plus beau cul du monde.
La genèse de cette sortie est originale. D’habitude aucun loup ne se bouscule dans les paddocks pour s’arsouiller dans des conditions polaires. Bein pas ce coup-ci ! Y a un gars givré dans la bande qui n’avait pas tiré son coup de poignée de gaz et qui voulait en découdre. Le gars tournait en rond dans sa cage, comme un loup au zoo… Normal pour un membre de la Meute.
Voilà donc la raison de cette sortie glaciale du 8 février 2009.
Une question se pose malgré tout. Ce n’est pas le tout d’essorer la poignée, de faire des centaines de bornes sans destination précise, de viroler à tout va, de sortir de la carte avant d’atteindre des lieux improbables, sans savoir pourquoi. Oui au fait pourquoi ?
Les loups s’organisent en meute pour aller chasser, idem pour les loups ou les chiens.
Dans le cas des motards, on ne peut pas dire qu’ils partent en chasse, ni à la chasse à la gallinette cendrée, ni à celle à la morue ou au thon d’ailleurs.
En fait c’est l’instinct qui pousse le motard à enfourcher sa machine et mettre la poignée dans l’angle. L’instinct du bitume. Il faut que le motard parcoure son territoire. Cela explique notamment pourquoi les motards compissent ici un lampadaire, là un tronc d’arbre. Lors de nos sorties en fait nous marquons notre territoire, nous en conquérons de nouveaux.
Dans la nature il y a les mâles à dos argentés. Dans une meute, il y a ceux qui veulent avoir la plus grosse, la plus puissante, ceux qui veulent avoir la plus rouge, la plus originale, celle à la couleur la plus atroce[1]. Il y a les sportifs, les rouleurs, les powerfullistes, les racleurs de falaises, les kékés qui ne sortent qu’aux beaux jours. Il y a ceux qui font des wheelings, ceux qui pétaradent, ceux qui tournent sur circuit, ceux qui mettent des cagoules, ceux qui astiquent des antiquités, ceux qui font couiner leurs moulins à 15.000, ceux qui font frotter leurs slides, ceux qui roulent au-dessus de leurs pompes, ceux qui trimbalent des lests. Tous autant qu’ils sont, ces motards répondent à un instinct millénaire, celui de la route. Rouler pour rouler et puis basta. Mais pas n’importe comment. Rouler en bande, en meute quoi.
Le quart d’heure philosophique étant passé, nous pouvons rentrer dans le gras du sujet.
Rencard était donné au rond-point de Cadenet à 9h30 précise en ce premier dimanche de février. Vous apprécierez la clairvoyance de l’organisation qui a trouvé un créneau de ciel bleu pour proposer un viron à l’abri de la tempête circonscrite dans la vallée du Rhône.
Prêt à en découdre, il y a là le grand Vador dont c’est ici le come back. Un retour new look. Adieu la barbe et la coupe à la Chabal qui firent son succès. Le poil est désormais optimisé comme dans les studios hollywoodiens. Côté machine, David a aviatisé son système de freinage en changeant ses durits. Ca promet !!!
God of Thunder et Vinnie nous font le plaisir de revenir en deuxième semaine, à croire que leur trois cylindres angliche redemande du virolo. M’est avis qu’ils n’ont pas pris la mesure de ce qui les attend. La Meute n’a bouffé qu’une paire de fois au restau en 55 sorties… La sortie de Gémenos faisait donc exception dans le palmarès du groupe.
Günther Von Babaou a astiqué son … truc[2]. Il est à noter que tout le système de freinage a été changé. Etriers, disques, commandes, vase d’expansion, gros colon, bulbe rachidien, couille gauche d’origine italienne, prothèse de sein en silicone, canon de 120, boîte de choucroute, dérailleur Shimano…etc. Une intervention qui a dû coûter l’équivalent de deux Ducati en solde.
Dans ses fontes GVB, nous a rameuté un petit nouveau : Serge. Serge roule lui aussi en R1200S, noire quant à lui. C’est contagieux. Ce n’est pas là le moindre de ses défauts. Je ne vais pas charger la mule, puisque Serge est à moitié italien par l’intermédiaire de la belle-sœur du cousin de son précédent concessionnaire. En un mot comme en cent Serge a été ducatiste. A l’heure actuelle il se cherche. Et dans les moments de détresse profonde[3] on peut comprendre, sans l’excuser, qu’il ait basculer du côté obscur de la force. Gageons qu’il prendra conscience de sa traîtrise et qu’il reviendra rapidement dans le giron des motos moisies. Bon il va falloir y aller du surnom, comme pour tous les petits nouveaux. La rédaction vous propose Wheely. On aurait pu l’appeler Blackie, parce qu’il est tout en cuir noir, assorti à la moto. Mais ça aurait fait Caliméro. On aurait pu l’appeler Black Wheels. Puisqu’il fait des roues arrières sur une saucisse noire. Disons que Wheely ça fait un diminutif plus pratique.
Ducat’ Moisie radine sur son ex épave italienne.
Günther Von : « Tu l’as garé à l’envers pour que l’on voit le seul côté d’origine ? »
Tout à coup, notre petit groupe entend un couinement à l’ouest.
Triple X : « Vous n’entendez pas comme un bruit ? »
Günther : « Ca gueule mais ça n’avance pas. »
Wheely : « On l’entend depuis bien dix minutes maintenant. »
Vador : « C’est Cagoule man. Il a changé sa cagoule, mais sa meule n’avance toujours pas. »
Cagoule Man : « Salut les gars. Findus est reparti, il avait oublié ses lunettes. Puis il a oublié son sac… »
Günther : « …et il n’a pas aussi mis son slip à l’envers ? »
Triple X est là lui aussi, sur son suppositoire Suzuki. Adieu Triple Fleur de Coin, son ancien surnom. Notre louveteau est désormais un vieux motard, puisque nous ne l’avons pas perdu lors des précédents virons… Triple X ça fait agent secret russe sadique. Mais bon les surnoms ça évolue tout le temps.
Mais ce n’est pas le tout de raconter des conneries. Findus vient à peine d’arriver à grand renfort de cavalerie… sur ses 200 chevaux.
9h57, Günther prend les devants. Direction Mimet pour rejoindre Tom & Jerry à domicile. Le couple d’allumés a invité la Meute pour un petit déj’ at home.
Günther : « Au fait Vador pourquoi tu roules toujours en deuxième position ? »
Vador : « Bein parce que je ne sais jamais où l’on va… »
Après Rognes, Triple X nous tente un nouveau type de dépassement. Nous connaissions le dépassement à l’arrache, le débordement au scalpel, le passage cata, le frôlement moldave, le grattage irritant, le dépassement limite, le franchissement à la frontière du réel, le doublage[4] aux confins de l’extrême, l’arrachage de rétro, le frottage de muret, le rasage gratis, Triple X vient de nous inventer le dépassement en sandwiche. Alors vous allez me dire : Ce n’est pas parce que les Suzuki ont des gueules de culs qu’il faut forcément les transformer en suppositoires à la glycérine. C’est pas faux !!!
Mais je vois déjà enfler la polémique. J’imagine les banderoles dénonçant la partialité de la rédaction envers la marque Moisie et les conflits d’intérêts qui en découlent avec nos petits amis du pays du soleil levant.
Pour tuer la vindicte populaire dans l’œuf, je vous accorde que la 1098 a également une gueule de cul. Ca vous va ?
Mais alors la Suz ressemble au cul de Maïté, à la fin de l’hiver après son régime à base de saindoux-Nutella-huile de foie de morue-noix de cajou, et la Ducat’ a le cul de Laura Frison[5].
Pour en revenir à la nouvelle technique de Triple X, ça passait, mais heureusement qu’il avait astiqué sa brèle à la vaseline…
Eguilles, Calas, Plan de campagne, Simiane Collongue, la route est bien dégagée pour souder.
[1] NDLR : Toute référence à une moto allemande grimée comme une gagneuse de pain de fesse serait fortuite…
[2] NDLR : Comme voulez-vous appeler un machin pareil ?
[3] Dépression profonde : La rédaction fait ici référence au syndrome du bi cylindre italien. Dans la quête du Saint Graal, un Ducatiste fragilisé psychologiquement, peut se laisser abuser (et pas allaiter) par une allemande à la poitrine généreuse. Les symptômes disparaissent lors du transfert inverse : BMW Ducati.
[4] Doublage : Mot inventé pour l’occasion… au point où l’on en est.
[5] NDLR : Laura Frison a été élue miss plus beau cul du monde.
Sortie de la meute du 08 février avec T'Charly. Suite
Mimet, km 56,6 il est 10h42 et la Meute est parvenu à destination après un seul ralentissement au niveau de Plan de Campagne.
Tom et Jerry ont mis les formes pour cette première étape. Jus d’orange, jus de tomate, café, croissants, pains au chocolat et bonne humeur.
Cagoule Man : « Je me gèle, j’ai l’onglée[1]. »
Wheely : « Moi j’ai des fourmis dans les mains dès que je monte sur la machine. »
Günther : « Dis plutôt que ça te démange. »
Tom : « On va rouler tranquille sur la route de Brignoles. Il y a plein de boîtes à images. »
T’as raison Tom. Pas plus de 150 sur la nationale. Ca ne serait pas raisonnable…
La Meute emprunte la D6. Nos motards chevauchent donc quelque temps parallèlement à la Sainte Victoire. Le soleil se reflète sur la haute muraille calcaire tel le sourire émaillé de vador dans les rétros de Tom[2].
11h35, St Maximin, il est temps de faire le plein, surtout pour Findus, qui en plus d’avoir oublié son string a oublié de faire le plein de sa meule ce matin.
Wheely nous gratifie d’un beau wheeling en sortie de station service. Avouez qu’il faut un sacré embrayage pour cabrer une vache crevée.
Il s’en suit un run via Tourves, la Roquebrussane et Garéoult. Le tracé serpente sur les contreforts de la montagne de la Loube (ou la Louve). Ce massif présente des rochers aux formes fantastiques.
La version de Günther Von Babaou.
GVB : « Au pied de cette ascension, je mate mes rétros et aperçois Wheely à une centaine de mètres. Je me la joue peinard et ajuste la mire sur Tom et Vador. C’était sans compter sur la redoutable efficacité du R1200S noir et de son pilote, car cinq secondes plus tard, Wheely me prend sur un intérieur qui me laisse encore pantois et 30 mètres derrière. Bordel il roule fort le bougre. Tout y passe, déhanché de la mort, genoux par terre, angles de folie, je vais devoir me sortir les doigts du cul pour recoller. C’est l’hémorragie de gaz, freinages de trappeur, poignée en coin sur angle maxi, mon 208RR est à l’agonie et me le fait savoir par de violents soubresauts qui m’indiquent qu’il est à la limite de son grip, bref je suis à deux doigts d’un coup de raquette. Néanmoins, je prend la mesure de mon compagnon d’arsouille et me cale à l’aspi. Sur un court bout droit conditionnant un droite aveugle, je décide de lancer la Güntherattack, toi mon gaillard, tu ne perds rien pour attendre. C’est un mano à mano, personne ne veut rien lâcher. Je plante alors un freinage d’outre-tombe en fond de trois à plus de 150km/h et place un exté qui le cloue littéralement sur place. Non mais, c’est pas un R1200S noir qui va faire la loi sur le bitume !!!
La version de Wheely
« Au pied de cette ascension, j’arrive à fond les ballons et pour cause! Je suis en retard sur le peloton de tête! Quelques centaines de mètres avant, j’ai cru voir un radar sur le bord de la route et je plante un coup de frein!! Au bout de quelques dizaines de secondes et au prix d’un roulage de malade, je rattrape Jerry,( oui vous avez bien lu, une fille qui roule super bien) je la double, l’effort fourni pour rattraper le groupe m’a mis en transe. Devant moi Günther et son Orange Mécanique: je lui fais l’intérieur (je sais ce n’est pas bien mais je ne le savais pas c’est ma première sortie en groupe, moi le « poor lonesome motorider »). Ma joie sera de courte durée, quand tout à coup ma moto semble reculer!?! Un extérieur d’un autre monde!! La fameuse Güntherattack?non!... Le « Blitzkrieg » (la Guerre éclair) oui!! Je me suis fait DEPOSER!!
Diantre!! Va falloir s’accrocher.
Au niveau de Forcalqueiret, Vinnie et Ducat’ Moisie sont un peu à la traîne. Ils font un beau tout droit, à deux doigts c’était la sortie de carte pour la triumph et la moto balai.
Un poil plus loin sur la D 43, nos arsouilleurs du dimanche coupent les gaz à l’approche de Brignolles. Une belle boîte à image a été installée à côté de la carrière Candelon. Quel dommage la Meute a raté une belle occasion de faire une belle photo de famille… Ce radar flashe par l’avant.
12h21 la Meute est parvenue à Brignolles. Mais il faut à nouveau s’arrêter. Les commandes reculées que Günther a fabriquées avec le Mécano qu’il a reçu pour Noël partent en couille.
Tom : « Je n’avais jamais vu autant de monde autour d’une Béhème… »
Günther : « Je vais acheter une Ducati, ça tombe moins en panne. »
Vinnie : « Ca tombe en panne les BMW ? »
Günther Von Babaou : « En fait on pourrait faire un parallèle entre les motos et les femmes. On fantasme sur une belle italienne racée, caractérielle et inaccessible pour finir sur une petite teutonne qui vous rend heureux.
Le problème n’est pas réglé, mais il faut repartir. Par sécurité, Tom préfère passer par la nationale pour préserver Günther d’une panne en pleine cambrousse. De toute façon le groupe va exploser avant d’y coller les roues.
Allez comprendre, Triple X, double en sandwiche, ne respecte pas les stops, mais il vénère les feux rouges. Rendons hommage malgré tout à ce compagnon d’aventure qui n’hésite jamais à attendre ses comparses. C’est une qualité rare en ce bas monde, où la place sur le podium est souvent privilégiée à l’unité du groupe.
Après quelques coups de fils, le long serpent mécanique est réunifié et peut rejoindre Gonfaron et ses promesses viroleuses. C’est là à 13h22 que notre très cher Von trouve une âme charitable pour lui prêter une clé de 12 pour régler son jeu aux soupapes et resserrer ses boulons.
Il s’en suit une drôle de course. La première difficulté de la journée se matérialise par l’intermédiaire du col des fourches (681 m). Dès les premiers lacets c’est la belle hémorragie de gaz, rapidement douchée par un revêtement gravilloneux. Günther a des vues sur le podium, mais lors d’une ré accélération trop enthousiaste, il perd l’arrière et manque de faire un tête à queue. Cet incident dramatique pour le fond de son caleçon, fait les affaires de son ennemi héréditaire italien. Ducat’ Moisie qui part de la dernière place croit son heure arriver en remontant les concurrents un à un. A l’indifférence générale il arrive deuxième au sommet devant des concurrents qui roulent sur des oeufs.
Ducat’ Moisie : « Bein alors les gars vous avancez pas !!! »
Tom : « C’est normal t’es le seul à avoir un tracteur. »
Derrière le col des fourches, et après avoir effacé Collobrières[3] diadème et capitale du massif des maures, il y a le caviar de la journée. La « Günther pass » : le célèbre col du Babaou.
Tout le monde se crache dans les mains avant d’essorer à tout va. Tom propose à Günther d’ouvrir, mais ce dernier n’en fait rien. 5 -6 fois Wheely tente de faire l’intérieur à Vador sans succès. C’est chaud. Le géant japonais est dans son élément dans ces courbes sinueuses et la kawa crache toute sa puissance en sortie de courbe. Il ferme systématiquement la porte à notre nouvel ami ouest allemand, obligeant même Wheely à faire un petit travers en contre braquant pour ne pas rentrer en contact.
A l’arrière Findus et Cagoule man se démènent comme des beaux diables. Vinnie et Triple X ne sont pas en reste, mais ce dernier se débat avec une boîte à vitesse en fer blanc.
Tom survole les débats, Jerry n’est pas en reste au regard de la testostérone en présence. Notre chevalier teuton, roi des commandes reculées en caramel mou fait des étincelles mais Maître SP1 reste imprenable.
Au final nous avons une arrivée dans l’ordre[4] : Tom, l’ouvreur, Günther le couteau entre les dents, Vador tranquille, Wheelie le fleuriste, alias Fanfa la tulipe a la bave aux lèvres, puis Jerry toujours en embuscade et jamais loin des bastons.
Derrière, il y a encore le col de Gratteloup et le col de Canadel. La Meute serpente sans en profiter dans des forêts composées de chênes verts, chênes liège, châtaigniers, arbousiers, fougères genêts, bruyères…
L’arrivée au sommet du col de Canadel est féerique. Une large vue s’offre à nos arsouilleurs du dimanche. Dans les vapeurs de gomme fondue et celles d’essence brûlée, la Meute contemple des horizons azurés parsemés d’îles enchanteresses. Les Iles de Porquerolles au loin, les îles de Port Cros et du Levant, mais aussi le cap blanc.
Ducat’ Moisie muni d’un sonomètre: « C’est le moment de vérité. Faites moi ronfler vos moulins à 5000 tours. »
Précision de Mistigri : « L'appareil est un sonomètre. Le sodomètre est équipé d'une sonde de 25 [5] : avis aux amateurs ; Attention je ne fournis pas l'huile de synthèse pour les montées en températures et les éventuels serrages. »
Bilan des courses après ré étalonnage de l’appareil.
Tom, Robocop, Ducat’ Moisie : 104 DB.
Cagoule Man : 99 DB
Vador : 95 DB
Günther, Wheely: 93 DB
Triple X : 88 DB
Jerry : 85 DB
Findus : 80 DB
Vinnie : 73 DB
Quel Barouf. Nos arsouilleurs s’installent sous un chêne vert sur un pare terre de glands. Une poignée de glands de plus ou de moins….
GVB s’en va vider l’eau des olives.
Günther : « Regardez bien la mer. Elle va monter de 10 cm. »
Ducat’ Moisie : « 10 cm, elle n’est pas un peu courte ? »
Deux motards rallient le sommet du col. Une espèce de Harley vilaine et une BMW atroce.
Tom : « Tu as vu Günther, BMW c’est des motos de filles. »
Sur ces dernières âneries, nos loups reprennent la route. Des Loups, des ânes, mais aussi des porcs… un vrai bestiaire c’te Meute. Pire que l’arche de Noé.
[
[1] Onglée : Engourdissement du bout des doigts causé par un grand froid.
[2] NDLR : Elle est pas vachement chiadée c’te phrase ? Quand je pense à la bande de décérébrés à laquelle elle est destinée. Quel gâchis !!! Tenez, c’est comme donner de l’huile de synthèse à une japonaise ou du sans plomb à une béhème…
[3] Collobrières : Le village de Collobrières doit son appellation au réal Collobrier, ou rivière de couleuvres, à l’époque où les romains exploitaient les mines de plomb, de cuivre et de fer.
[4] NDLR : Copyright Tom.
[5] NDLR : Mistigri fait ici référence aux béquilles de 25 des gars de la Meute.
Tom et Jerry ont mis les formes pour cette première étape. Jus d’orange, jus de tomate, café, croissants, pains au chocolat et bonne humeur.
Cagoule Man : « Je me gèle, j’ai l’onglée[1]. »
Wheely : « Moi j’ai des fourmis dans les mains dès que je monte sur la machine. »
Günther : « Dis plutôt que ça te démange. »
Tom : « On va rouler tranquille sur la route de Brignoles. Il y a plein de boîtes à images. »
T’as raison Tom. Pas plus de 150 sur la nationale. Ca ne serait pas raisonnable…
La Meute emprunte la D6. Nos motards chevauchent donc quelque temps parallèlement à la Sainte Victoire. Le soleil se reflète sur la haute muraille calcaire tel le sourire émaillé de vador dans les rétros de Tom[2].
11h35, St Maximin, il est temps de faire le plein, surtout pour Findus, qui en plus d’avoir oublié son string a oublié de faire le plein de sa meule ce matin.
Wheely nous gratifie d’un beau wheeling en sortie de station service. Avouez qu’il faut un sacré embrayage pour cabrer une vache crevée.
Il s’en suit un run via Tourves, la Roquebrussane et Garéoult. Le tracé serpente sur les contreforts de la montagne de la Loube (ou la Louve). Ce massif présente des rochers aux formes fantastiques.
La version de Günther Von Babaou.
GVB : « Au pied de cette ascension, je mate mes rétros et aperçois Wheely à une centaine de mètres. Je me la joue peinard et ajuste la mire sur Tom et Vador. C’était sans compter sur la redoutable efficacité du R1200S noir et de son pilote, car cinq secondes plus tard, Wheely me prend sur un intérieur qui me laisse encore pantois et 30 mètres derrière. Bordel il roule fort le bougre. Tout y passe, déhanché de la mort, genoux par terre, angles de folie, je vais devoir me sortir les doigts du cul pour recoller. C’est l’hémorragie de gaz, freinages de trappeur, poignée en coin sur angle maxi, mon 208RR est à l’agonie et me le fait savoir par de violents soubresauts qui m’indiquent qu’il est à la limite de son grip, bref je suis à deux doigts d’un coup de raquette. Néanmoins, je prend la mesure de mon compagnon d’arsouille et me cale à l’aspi. Sur un court bout droit conditionnant un droite aveugle, je décide de lancer la Güntherattack, toi mon gaillard, tu ne perds rien pour attendre. C’est un mano à mano, personne ne veut rien lâcher. Je plante alors un freinage d’outre-tombe en fond de trois à plus de 150km/h et place un exté qui le cloue littéralement sur place. Non mais, c’est pas un R1200S noir qui va faire la loi sur le bitume !!!
La version de Wheely
« Au pied de cette ascension, j’arrive à fond les ballons et pour cause! Je suis en retard sur le peloton de tête! Quelques centaines de mètres avant, j’ai cru voir un radar sur le bord de la route et je plante un coup de frein!! Au bout de quelques dizaines de secondes et au prix d’un roulage de malade, je rattrape Jerry,( oui vous avez bien lu, une fille qui roule super bien) je la double, l’effort fourni pour rattraper le groupe m’a mis en transe. Devant moi Günther et son Orange Mécanique: je lui fais l’intérieur (je sais ce n’est pas bien mais je ne le savais pas c’est ma première sortie en groupe, moi le « poor lonesome motorider »). Ma joie sera de courte durée, quand tout à coup ma moto semble reculer!?! Un extérieur d’un autre monde!! La fameuse Güntherattack?non!... Le « Blitzkrieg » (la Guerre éclair) oui!! Je me suis fait DEPOSER!!
Diantre!! Va falloir s’accrocher.
Au niveau de Forcalqueiret, Vinnie et Ducat’ Moisie sont un peu à la traîne. Ils font un beau tout droit, à deux doigts c’était la sortie de carte pour la triumph et la moto balai.
Un poil plus loin sur la D 43, nos arsouilleurs du dimanche coupent les gaz à l’approche de Brignolles. Une belle boîte à image a été installée à côté de la carrière Candelon. Quel dommage la Meute a raté une belle occasion de faire une belle photo de famille… Ce radar flashe par l’avant.
12h21 la Meute est parvenue à Brignolles. Mais il faut à nouveau s’arrêter. Les commandes reculées que Günther a fabriquées avec le Mécano qu’il a reçu pour Noël partent en couille.
Tom : « Je n’avais jamais vu autant de monde autour d’une Béhème… »
Günther : « Je vais acheter une Ducati, ça tombe moins en panne. »
Vinnie : « Ca tombe en panne les BMW ? »
Günther Von Babaou : « En fait on pourrait faire un parallèle entre les motos et les femmes. On fantasme sur une belle italienne racée, caractérielle et inaccessible pour finir sur une petite teutonne qui vous rend heureux.
Le problème n’est pas réglé, mais il faut repartir. Par sécurité, Tom préfère passer par la nationale pour préserver Günther d’une panne en pleine cambrousse. De toute façon le groupe va exploser avant d’y coller les roues.
Allez comprendre, Triple X, double en sandwiche, ne respecte pas les stops, mais il vénère les feux rouges. Rendons hommage malgré tout à ce compagnon d’aventure qui n’hésite jamais à attendre ses comparses. C’est une qualité rare en ce bas monde, où la place sur le podium est souvent privilégiée à l’unité du groupe.
Après quelques coups de fils, le long serpent mécanique est réunifié et peut rejoindre Gonfaron et ses promesses viroleuses. C’est là à 13h22 que notre très cher Von trouve une âme charitable pour lui prêter une clé de 12 pour régler son jeu aux soupapes et resserrer ses boulons.
Il s’en suit une drôle de course. La première difficulté de la journée se matérialise par l’intermédiaire du col des fourches (681 m). Dès les premiers lacets c’est la belle hémorragie de gaz, rapidement douchée par un revêtement gravilloneux. Günther a des vues sur le podium, mais lors d’une ré accélération trop enthousiaste, il perd l’arrière et manque de faire un tête à queue. Cet incident dramatique pour le fond de son caleçon, fait les affaires de son ennemi héréditaire italien. Ducat’ Moisie qui part de la dernière place croit son heure arriver en remontant les concurrents un à un. A l’indifférence générale il arrive deuxième au sommet devant des concurrents qui roulent sur des oeufs.
Ducat’ Moisie : « Bein alors les gars vous avancez pas !!! »
Tom : « C’est normal t’es le seul à avoir un tracteur. »
Derrière le col des fourches, et après avoir effacé Collobrières[3] diadème et capitale du massif des maures, il y a le caviar de la journée. La « Günther pass » : le célèbre col du Babaou.
Tout le monde se crache dans les mains avant d’essorer à tout va. Tom propose à Günther d’ouvrir, mais ce dernier n’en fait rien. 5 -6 fois Wheely tente de faire l’intérieur à Vador sans succès. C’est chaud. Le géant japonais est dans son élément dans ces courbes sinueuses et la kawa crache toute sa puissance en sortie de courbe. Il ferme systématiquement la porte à notre nouvel ami ouest allemand, obligeant même Wheely à faire un petit travers en contre braquant pour ne pas rentrer en contact.
A l’arrière Findus et Cagoule man se démènent comme des beaux diables. Vinnie et Triple X ne sont pas en reste, mais ce dernier se débat avec une boîte à vitesse en fer blanc.
Tom survole les débats, Jerry n’est pas en reste au regard de la testostérone en présence. Notre chevalier teuton, roi des commandes reculées en caramel mou fait des étincelles mais Maître SP1 reste imprenable.
Au final nous avons une arrivée dans l’ordre[4] : Tom, l’ouvreur, Günther le couteau entre les dents, Vador tranquille, Wheelie le fleuriste, alias Fanfa la tulipe a la bave aux lèvres, puis Jerry toujours en embuscade et jamais loin des bastons.
Derrière, il y a encore le col de Gratteloup et le col de Canadel. La Meute serpente sans en profiter dans des forêts composées de chênes verts, chênes liège, châtaigniers, arbousiers, fougères genêts, bruyères…
L’arrivée au sommet du col de Canadel est féerique. Une large vue s’offre à nos arsouilleurs du dimanche. Dans les vapeurs de gomme fondue et celles d’essence brûlée, la Meute contemple des horizons azurés parsemés d’îles enchanteresses. Les Iles de Porquerolles au loin, les îles de Port Cros et du Levant, mais aussi le cap blanc.
Ducat’ Moisie muni d’un sonomètre: « C’est le moment de vérité. Faites moi ronfler vos moulins à 5000 tours. »
Précision de Mistigri : « L'appareil est un sonomètre. Le sodomètre est équipé d'une sonde de 25 [5] : avis aux amateurs ; Attention je ne fournis pas l'huile de synthèse pour les montées en températures et les éventuels serrages. »
Bilan des courses après ré étalonnage de l’appareil.
Tom, Robocop, Ducat’ Moisie : 104 DB.
Cagoule Man : 99 DB
Vador : 95 DB
Günther, Wheely: 93 DB
Triple X : 88 DB
Jerry : 85 DB
Findus : 80 DB
Vinnie : 73 DB
Quel Barouf. Nos arsouilleurs s’installent sous un chêne vert sur un pare terre de glands. Une poignée de glands de plus ou de moins….
GVB s’en va vider l’eau des olives.
Günther : « Regardez bien la mer. Elle va monter de 10 cm. »
Ducat’ Moisie : « 10 cm, elle n’est pas un peu courte ? »
Deux motards rallient le sommet du col. Une espèce de Harley vilaine et une BMW atroce.
Tom : « Tu as vu Günther, BMW c’est des motos de filles. »
Sur ces dernières âneries, nos loups reprennent la route. Des Loups, des ânes, mais aussi des porcs… un vrai bestiaire c’te Meute. Pire que l’arche de Noé.
[
[1] Onglée : Engourdissement du bout des doigts causé par un grand froid.
[2] NDLR : Elle est pas vachement chiadée c’te phrase ? Quand je pense à la bande de décérébrés à laquelle elle est destinée. Quel gâchis !!! Tenez, c’est comme donner de l’huile de synthèse à une japonaise ou du sans plomb à une béhème…
[3] Collobrières : Le village de Collobrières doit son appellation au réal Collobrier, ou rivière de couleuvres, à l’époque où les romains exploitaient les mines de plomb, de cuivre et de fer.
[4] NDLR : Copyright Tom.
[5] NDLR : Mistigri fait ici référence aux béquilles de 25 des gars de la Meute.
Sortie de la meute du 08 février suite et fin
C’est repue que la meute rallie la Garde Freinet tirée par Tom et Vador[1]. Ca enroule bien, l’ambiance est à la détente. Les loups se délectent de courbes plantureuses et profitent de l’instant présent.
Soudain surgissent deux kékés[2] lestés, deux quarts de neurone, deux branleurs de la gâchette. Semant le trouble, ils remontent le groupe à l’arrache. Aucune marge de sécurité, aucun respect des règles, nous gratifiant de dépassements limite du style : « Dégagez le passage, on arrive ». Bref ils foutent un monumental bordel. Néanmoins, de la valise promise, la meute ne concèdera finalement qu’un attaché case.
Tom : « Chez les motards, il y a un con pour 100 de bien. Aujourd’hui c’est mon jour de chance, j’en ai eu deux pour le prix d’un. Je me suis fait prendre en sandwich , un à droite et l’autre à gauche. Lorsque je les ai aperçu à l’entrée du village, je n’avais qu’une seule envie c’est d’aller leur dire deux mots. Surtout à celui qui m’a fait l’inté. Dommage »!!!
Wheely : « C’est du grand n’importe quoi !!! Et vas-y que je te couche la bécane par terre à droite, puis que je te la retourne à gauche, le tout avec un lest et en restant droit comme un i. Ce n’est pas comme ça que l’on pilote. C’est vrai que les japonaises pardonnent beaucoup mais elles ont une limite. Un jour ils finiront au tas et j’irai pas les plaindre ».
Günther : « Nous nous sommes fait cueillir à froid, en pleine digestion. Lorsqu’ils m’ont passé, je me suis calé dans la roue de Wheely prêt à bondir derrière Vador. Tom a assuré un max en ne répondant pas à la provocation. L’humeur du moment n’était pas à l’arsouille. Plus tôt dans la matinée où autour de Carcés ils auraient ramassé leurs dents ».
Vador : « Désolé GVB. Je finissais ma sieste. Ces nazes m’ont réveillé ».[3]
Km 275, 16h02, il est temps de refaire le plein à Cannet les Maures.
Vador : « Dans le groupe à l’arrière il y en a un qui n’arrête pas de faire des appels de phares. »
Cagoule Man : « C’est Vinnie avec son Triumph. »
Tom : « Normal c’est le seul à se trimballer un paquet. »
La virée continue via Flassans sur Issole, Cabasse, Carcès. Sur la D13, autour du lac de Carcès[4] les loups de la Meute se payent une énième érection. L’eau du lac est bleue turquoise, le tout bordé d’arbres et de rochers irréels. Il n’en fallait pas plus pour nous inviter à l’arsouille. Je vous laisse imaginer le topo. En fait il y a tellement de phallus en présence qu’on se croirait dans un film de capes et d’épées. C’est fer contre fer. Phallus contre phallus… Notre ami Wheely a des ambitions de podium. Il harcèle Tom. En fait Wheely profite de la postition en retrait de Jerry pour jouer au chat et à la souris avec son matou. Tom en responsable d’itinéraire consciencieux tient bien la barre et conserve son leadership.
Après Carcès il y a Cotignac.Le site offre des points de vue splendides sur les gorges de l'Issole, les massifs environnants (Maures, Bessillons, Mont Aurélien, Ste Victoire) et les friches des mines de bauxite. Pas très loin se trouve le Trou aux Fées, falaise monumentale aux habitations troglodytiques qui servit de refuge aux habitants durant les invasions sarrasines.
Km 328, 16h57, 6°, après moult routes viroleuses, la meute est enfin rendue à Barjols. Vinnie et God of Thunder essayent de dé congeler, Findus regrette sa bouillotte, Triple X est tout simplement heureux[5], Cagoule Man envisage de mettre un bonnet sur sa cagoule en tirant « ses crampes », Günther balise de voir décliner le jour avec sa visière iridium, Vador se marre, Wheely continue à faire des roues arrières[6], Jerry cherche ses clefs et contrôle son embrayage de trappeur, Tom cherche le meilleur compromis pour le retour à la casba, Ducat’Moisie prend des notes et des photos avec ses moignons.
Günther : « A l’avenir Tom, tu m’éviteras les arrêts merdeux dans les virages. »
L’horizon s’enflamme telle une boule de feu laiteuse. Le froid se fait incisif, il s’insinue dans les moindres interstices : Fermetures éclair des blousons et des bottes, coutures des gants, visières des casques. Même les moteurs n’arrivent pas à chauffer malgré des régimes proches de la fusion. Le moulin de la 1098 affiche un petit 60°…
Km 376, 17h46, 4°, la Meute se dit au revoir au niveau de Meyrargues.
Findus : « Günther tu es un tueur de moineaux. »
Günther : « J’ai percuté un volatile, mais je pensais qu’il en avait réchappé. »
Wheely : « Moi un jour j’ai percuté un gabian (goéland leucophée), je l’ai littéralement explosée. »
Jerry : « En fait vous avez tous les deux la même moto. »
Wheely : « Oui. Mais moi j’ai la plus belle… »
Günther : « … et moi la plus rapide !!! »
Wheely : « En rentrant ce soir j'ai oublié mes lunettes de nuit (verres jaunes) je suis rentré sans lunettes sous mon Arai. Résultat: (car je ne ferme jamais totalement la visière), j'ai les yeux de Rocky Balboa après sa rencontre avec Apollo Creed!!! En ce qui me concerne 550 km aujourd'hui. »
Sur ces propos de Wheely, une conclusion s’impose : quelle sortie hivernale !!! La plus réussie de mémoire d’arsouilleur. Un sacré coup de casque[7] à Tom pour cet itinéraire magique. Et les félicitations du jury aux louveteaux de l’année pour leur extraordinaire endurance : Wheely, Triple X , et le couple Vinnie - God of Thunder.
On remet ça le 8 mars, le 5 avril, le 3 mai etc…
Très chers bruitistes avertis, tchô !!!!
Fred 1098 dit « Ducat’ Moisie »
[1] Vador : Au fait aviez-vous remarqué que Vador ça rimait avec Poulydor ?
[2] NDLR : L’un des kéké est une fille, mais gardez ça pour vous, Tom, Vador, Günther et Wheely en feraient un caca nerveux.
[3] NDLR : Les cinq derniers paragraphes sont signés GVB, mon apprenti reporter est allemand.
[4] Lac de Carcès : Lac artificiel créé en 1936. Superficie 100 ha. 8Km de rives.
[5] NDLR : D’être encore vivant ????
[6] NDLR : Vous connaissiez les Serial Killer, Serge est quant à lui serial Wheeler.
[7] NDLR : Pourquoi dirait-on toujours coup de chapeau ?
Soudain surgissent deux kékés[2] lestés, deux quarts de neurone, deux branleurs de la gâchette. Semant le trouble, ils remontent le groupe à l’arrache. Aucune marge de sécurité, aucun respect des règles, nous gratifiant de dépassements limite du style : « Dégagez le passage, on arrive ». Bref ils foutent un monumental bordel. Néanmoins, de la valise promise, la meute ne concèdera finalement qu’un attaché case.
Tom : « Chez les motards, il y a un con pour 100 de bien. Aujourd’hui c’est mon jour de chance, j’en ai eu deux pour le prix d’un. Je me suis fait prendre en sandwich , un à droite et l’autre à gauche. Lorsque je les ai aperçu à l’entrée du village, je n’avais qu’une seule envie c’est d’aller leur dire deux mots. Surtout à celui qui m’a fait l’inté. Dommage »!!!
Wheely : « C’est du grand n’importe quoi !!! Et vas-y que je te couche la bécane par terre à droite, puis que je te la retourne à gauche, le tout avec un lest et en restant droit comme un i. Ce n’est pas comme ça que l’on pilote. C’est vrai que les japonaises pardonnent beaucoup mais elles ont une limite. Un jour ils finiront au tas et j’irai pas les plaindre ».
Günther : « Nous nous sommes fait cueillir à froid, en pleine digestion. Lorsqu’ils m’ont passé, je me suis calé dans la roue de Wheely prêt à bondir derrière Vador. Tom a assuré un max en ne répondant pas à la provocation. L’humeur du moment n’était pas à l’arsouille. Plus tôt dans la matinée où autour de Carcés ils auraient ramassé leurs dents ».
Vador : « Désolé GVB. Je finissais ma sieste. Ces nazes m’ont réveillé ».[3]
Km 275, 16h02, il est temps de refaire le plein à Cannet les Maures.
Vador : « Dans le groupe à l’arrière il y en a un qui n’arrête pas de faire des appels de phares. »
Cagoule Man : « C’est Vinnie avec son Triumph. »
Tom : « Normal c’est le seul à se trimballer un paquet. »
La virée continue via Flassans sur Issole, Cabasse, Carcès. Sur la D13, autour du lac de Carcès[4] les loups de la Meute se payent une énième érection. L’eau du lac est bleue turquoise, le tout bordé d’arbres et de rochers irréels. Il n’en fallait pas plus pour nous inviter à l’arsouille. Je vous laisse imaginer le topo. En fait il y a tellement de phallus en présence qu’on se croirait dans un film de capes et d’épées. C’est fer contre fer. Phallus contre phallus… Notre ami Wheely a des ambitions de podium. Il harcèle Tom. En fait Wheely profite de la postition en retrait de Jerry pour jouer au chat et à la souris avec son matou. Tom en responsable d’itinéraire consciencieux tient bien la barre et conserve son leadership.
Après Carcès il y a Cotignac.Le site offre des points de vue splendides sur les gorges de l'Issole, les massifs environnants (Maures, Bessillons, Mont Aurélien, Ste Victoire) et les friches des mines de bauxite. Pas très loin se trouve le Trou aux Fées, falaise monumentale aux habitations troglodytiques qui servit de refuge aux habitants durant les invasions sarrasines.
Km 328, 16h57, 6°, après moult routes viroleuses, la meute est enfin rendue à Barjols. Vinnie et God of Thunder essayent de dé congeler, Findus regrette sa bouillotte, Triple X est tout simplement heureux[5], Cagoule Man envisage de mettre un bonnet sur sa cagoule en tirant « ses crampes », Günther balise de voir décliner le jour avec sa visière iridium, Vador se marre, Wheely continue à faire des roues arrières[6], Jerry cherche ses clefs et contrôle son embrayage de trappeur, Tom cherche le meilleur compromis pour le retour à la casba, Ducat’Moisie prend des notes et des photos avec ses moignons.
Günther : « A l’avenir Tom, tu m’éviteras les arrêts merdeux dans les virages. »
L’horizon s’enflamme telle une boule de feu laiteuse. Le froid se fait incisif, il s’insinue dans les moindres interstices : Fermetures éclair des blousons et des bottes, coutures des gants, visières des casques. Même les moteurs n’arrivent pas à chauffer malgré des régimes proches de la fusion. Le moulin de la 1098 affiche un petit 60°…
Km 376, 17h46, 4°, la Meute se dit au revoir au niveau de Meyrargues.
Findus : « Günther tu es un tueur de moineaux. »
Günther : « J’ai percuté un volatile, mais je pensais qu’il en avait réchappé. »
Wheely : « Moi un jour j’ai percuté un gabian (goéland leucophée), je l’ai littéralement explosée. »
Jerry : « En fait vous avez tous les deux la même moto. »
Wheely : « Oui. Mais moi j’ai la plus belle… »
Günther : « … et moi la plus rapide !!! »
Wheely : « En rentrant ce soir j'ai oublié mes lunettes de nuit (verres jaunes) je suis rentré sans lunettes sous mon Arai. Résultat: (car je ne ferme jamais totalement la visière), j'ai les yeux de Rocky Balboa après sa rencontre avec Apollo Creed!!! En ce qui me concerne 550 km aujourd'hui. »
Sur ces propos de Wheely, une conclusion s’impose : quelle sortie hivernale !!! La plus réussie de mémoire d’arsouilleur. Un sacré coup de casque[7] à Tom pour cet itinéraire magique. Et les félicitations du jury aux louveteaux de l’année pour leur extraordinaire endurance : Wheely, Triple X , et le couple Vinnie - God of Thunder.
On remet ça le 8 mars, le 5 avril, le 3 mai etc…
Très chers bruitistes avertis, tchô !!!!
Fred 1098 dit « Ducat’ Moisie »
[1] Vador : Au fait aviez-vous remarqué que Vador ça rimait avec Poulydor ?
[2] NDLR : L’un des kéké est une fille, mais gardez ça pour vous, Tom, Vador, Günther et Wheely en feraient un caca nerveux.
[3] NDLR : Les cinq derniers paragraphes sont signés GVB, mon apprenti reporter est allemand.
[4] Lac de Carcès : Lac artificiel créé en 1936. Superficie 100 ha. 8Km de rives.
[5] NDLR : D’être encore vivant ????
[6] NDLR : Vous connaissiez les Serial Killer, Serge est quant à lui serial Wheeler.
[7] NDLR : Pourquoi dirait-on toujours coup de chapeau ?
Re: Sortie de la meute du 08 février avec T'Charly.
Quel talent ce Fred!!! C'est formidable d'avoir un CR suite à une sortie. Il va falloir se cotiser pour l'editer!! (hihihihihi)En plus de son talent, cela represente du travail et une contrainte durant la sortie puisqu'il note pas mal d'infos à chaque arret!!
Chapeau bas Monsieur Fred!

Charles Kerry- Age: 45
Localisation: Région P.A.C.A
votre monture: R 1200 S noire
Sortie
Superbe écriture, vraiment beaucoup de talent .... vivement les autres sorties.A+
Gilles

Gilles- Age: 54
Localisation: Angers
votre monture: R1100S BOXER CUP 2004 - HP2 2008-10
Humeur: Joyeuse au son du Boxer Cup et du HP2
Re: Sortie de la meute du 08 février avec T'Charly.
Charles Kerry a écrit:Quel talent ce Fred!!! C'est formidable d'avoir un CR suite à une sortie. Il va falloir se cotiser pour l'editer!! (hihihihihi)
En plus de son talent, cela represente du travail et une contrainte durant la sortie puisqu'il note pas mal d'infos à chaque arret!!
Chapeau bas Monsieur Fred!
Tu as entierement raison Charles. Lors de la remise des palmes d'or de l'arsouille 2008, j'ai eu l'immense privilège de rédiger la sienne. Comme tu peux le constater, je te rejoins dans ton analyse.
« Ducat’ moisie est le réunificateur des arsouilleurs du dimanche, pilote émérite et accessoirement recordman du tour le plus lent sur le circuit d’Alès. Digne successeur de San Antonio, il n’a pas son pareil pour relater les exploits de la Meute. Envoyer du lourd poignée en coin et prise de notes étant incompatibles, son destin de grand reporter lui refuse généralement l’accès à un podium souvent mérité. On ne peut que l’applaudir pour son abnégation, son talent pour l’écriture, sa fascination du style grunge sur graisseux et autres sucettes moisies. »
Günther von Babaou.

Charles Kerry- Age: 45
Localisation: Région P.A.C.A
votre monture: R 1200 S noire
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